A l’eau Sapa!

4 générations de H'Mongs

12 Nov A l’eau Sapa!

Nous croyant béni des dieux (ou de Bouddha), lorsque nous sommes partis pour la gare d’Hanoi en direction de Lao Cai, pour ensuite nous diriger à Sapa, le ciel nous est presque tombé sur la tête. Mais encore une fois, nous avons réussi à y échapper: l’averse s’est abattue seulement après qu’on soit installés dans le train. On allait pouvoir y passer huit heures bien au sec.

Après une bonne nuit de sommeil dans le train et après une heure d’autobus, nous sommes arrivés à Sapa, sans pour autant pouvoir admirer les paysages montagneux. La brume et le ciel menaçants nous cachaient le spectacle naturel. Nous avons toutefois rapidement fait connaissance avec notre sympathique petite guide h’mong, qui nous a emmené visiter le village de Cat Cat. Nous avons passé une partie de la journée à marcher sous la pluie, tout en apprenant sur un peuple surprenant. Mais la météo aura eu raison de nous en cette première journée (d’où le titre du billet!); nous avons dormi plusieurs heures pour prendre des forces pour ce qui nous attendait les deux jours suivants.

En quittant l’hôtel le lendemain, nous avons apporté avec nous le strict minimum qui consistait en au moins deux choses: des bottes de pluie louées (un MUST si vous vous rendez dans les villages, parce que de la rando dans la bouette, ça a l’air impossible sans ces précieuses bottes) et de quoi se protéger de la pluie. Nous avons marché et marché, nous en avons pris plein les yeux avec tous ces paysages de rizières et le beau temps a tranquillement su s’imposer. Et oui, il a fait soleil à partir du moment où nous étions dans le creux de la vallée.

En allant vers notre “homestay” (on dort chez l’habitant, mais rien de très rustique. En fait, c’est comme un petit hôtel avec toutes les commodités de base. Si on le refait un jour, on y passera plus qu’une nuit!), nous sommes passés à travers deux villages h’mongs où nous avons été sensibilisés…non, plutôt sollicités, à l’artisanat local. Mais en même temps, on peut difficilement leur en vouloir. Les dames h’mongs nous suivent en groupe tout le long de la randonnée, des plus jeunes aux plus vieilles (de 10 à 70 ans) et elles nous aident à ne pas tomber lors des traversées difficiles. J’ai été souvent doublement escortée par celles-ci. Ce qui m’a permis d’apprendre au moins un mot dans leur dialecte:  ô chò. Ça veut dire merci.

Nous sommes repartis de Sapa emballés par ce que nous avions vu en deux jours et on s’est promis d’y revenir un jour afin d’y passer plus de temps. Ce qui a rendu l’expérience de Sapa d’autant plus intéressante, c’est d’avoir côtoyé d’autres voyageurs venus d’un peu partout de même que des h’mongs parlant très bien l’anglais. Au moment où notre groupe s’est séparé, nous semblions tous remplis d’émotions…

Nous sommes retournés vers Lao Cai pour reprendre le train en direction d’Hanoi, où un autobus nous attend pour partir vers la baie d’Halong le lendemain. À partir de maintenant, on peut s’attendre à recroiser des visages familiers dans nos futures destinations, avec tous les autres passionnés de voyage avec qui nous avons échangé.

Ô chò à toutes les H’mongs rencontrées…même les insistantes petites vendeuses ambulantes!

Ô chò Sapa!

1Comment
  • Alain
    Posted at 10:06h, 12 November

    Ô chò à vous ! Je me retiens de faire un mauvais jeu de mot avec cela. Vous avez donc marché à Cat Cat : il n’y avait pas de quatre quatre ?